> Pascale Clavel - 491

Macondo : première partie d'un diptyque imaginé par Sarkis Tcheumlekdjian à partir de l'univers poétique et merveilleux de Gabriel Garcia Marquez.

Immersion totale et pleine de bonheur dès les premiers instants...
L'adaptation libre et fort réussie de "L'Incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique" nous offre une heure de ravissement. Tout l'univers fantastique de Gabriel Garcia Marquez revient en mémoire. Le spectateur est obligé de sortir de son monde ;
la poésie pure s'impose, les épopées merveilleuses s'entrechoquent. Sarkis Tcheumlekdjian réussit à capter l'attention, à offrir une succession de contes tous aussi sublimes les uns que les autres.
Deux bohémiennes racontent et nous ne savons plus s'il s'agit du réel ou du fantastique, elles racontent encore et - comme des enfants - nous partons avec elles entre rêve et réalité, entre humour et gravité.

Du théâtre comme nous aimerions en voir encore et encore où l'extraordinaire et la démesure pointent nos errances, où les héros si ridicules et magnifiques sont nos miroirs secrets.
 



Un décor épuré, espace presque vide où le texte peut prendre tout son envol ; des musiques colorées qui viennent comme une surexposition aux costumes des
bohémiennes, quelques danses remplies d'humour et de sensualité... : merveilleux moment hors du temps.
"Un monsieur très vieux avec des ailes immenses" et puis "Le plus beau noyé du monde" et encore "Erendira" : les héros se déploient, les actrices les amènent à la vie avec une remarquable énergie, la mise en scène est d'une juste sobriété au service d'un texte époustouflant.
La deuxième partie du diptyque "Erendira" sera jouée au Toboggan à Décines du mardi 8 au vendredi 11 mars 2005 et bien sûr...il faut s'y précipiter.






 
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