> Marion Guénard - Ruedutheatre.com La Compagnie Premier Acte a présenté à Avignon Macondo. Inspiré d’une histoire de Gabriel Garcia Marquez, ce conte offre au spectateur un voyage dans les couleurs de la langue. Sur scène, deux sorcières, des foulards, des masques, de la poudre de perlinpimpin. Grimées sous le fard, deux bohémiennes prennent la parole. Simplement, spontanément, sans artifice. Assises au bord de l’eau, elles racontent l’histoire d’Estéban, le noyé échoué sur la plage, le corps gorgé d’eau et de sel. Un corps de géant, herculéen et superbe. Estéban est le plus bel homme jamais vu au village de Macondo. Le plus viril aussi, avec un sexe énorme, à faire pâlir de jalousie tous les garçons du coin. Les femmes se querellent, se chiffonnent, se crêpent le chignon pour lui rendre un dernier hommage, qu’il soit beau devant la mort, qu’il entre dans la légende de Macondo. Les deux bohémiennes revivent les funérailles d’Estéban et le spectateur aussi. Imperceptiblement, il est attiré par ce rivage d’un continent sauvage, où les histoires deviennent des légendes, où le réel devient fantastique, où le normal devient magique. |
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